LE FILS
LONG-MéTRAGE DOCUMETAIRE
Réalisateur
Alexander Abaturov
Date de sortie
29-05-2019
Support(s) disponible(s)
Synopsis

Le réalisateur plonge le spectateur dans l'univers clos des futures Spetsnaz, unités d'élite de l'armée russe, sur les pas de son cousin Dima : la vie et les étapes de formation des jeunes recrues, dévouées corps et âmes à la patrie, de leur parcours du combattant dans la boue, aux manoeuvres en forêt entre explosions et rafales jusqu'à l'examen final pour devenir Béret rouge. En parallèle, les parents de Dima affrontent le vide laissé par son absence.

"Le 23 mai 2013, mon cousin est mort. Lorsque je l’ai appris, j’étais loin. Sa mère m’a dit : «Maintenant, tu dois faire un film». Un film à la mémoire de celui que j’appelais mon petit frère.
La perte de Dima n’est pas un accident dû au hasard de la vie : elle est la conséquence d’un ensemble de choses, le résultat d’une guerre civile qui se nourrit d’une haine ordinaire entre voisins dans une spirale de violence.L’éclatement de l’URSS en 1991 provoque une vague de conflits territoriaux, politiques et sociaux. Certains territoires obtiennent l’indépendance politique, mais un climat tendu demeure. En soi, ces changements sollicitent une présence considérable de l’armée en territoire russe. Aucune génération n’est épargnée par la guerre. Elle fait partie intégrante du quotidien. Le service militaire est obligatoire. À travers les générations, une image valorisante du soldat continue à circuler. C’est le chemin qu’a décidé de suivre Dima, mon cousin.

Avec ce film, je souhaite redonner un visage à ces gens, à mon cousin, alors que l’armée les efface. Sans transfigurer la réalité, j’essaye de rendre compte du quotidien de ces jeunes soldats. En parallèle, la mère et le père de Dima vivent le deuil de leur fils marqué par des instants de silence et de réflexion en réaction constante avec le quotidien bruyant et brutal de l’armée.


En suivant ce double mouvement, je cherche à retracer cette partie de la vie de Dima, celle que je ne connaissais pas réellement auparavant. Je n’ai donc pas voulu faire un film trop sérieux,
ni un film tire-larmes même s’il est difficile de me retenir". (Alexander Abaturov)


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